le Weyr des nomades de l'ouest
 
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 D'kar, maître du bleu Knigth

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D'kar
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MessageSujet: D'kar, maître du bleu Knigth   Dim 22 Oct à 18:27

§ D'kar §


Physique


Nom (entier et élidé) : Dekar => D’kar

Age : 16 révolutions (25/06)

Taille : 1m62

Poids : 54 kilos

Couleur et coupe de cheveux : fins et soyeux, châtain clair, avec ci et là des reflets blonds, les cheveux de D’kar sont plutôt beaux, bien qu’ils soient l’objet de peu de soins. Ils sont toujours propres mais rarement peignés, car l’adolescent ne se préoccupe guère de son apparence. Il laisse sa chevelure pousser librement, et ne la coupe que lorsqu’il est gêné ; quelques coups de ciseaux maladroits ont ainsi raccourci les mèches qui tombaient sur ses yeux et les cheveux qui couvraient sa nuque.

Couleur des yeux : bleu marine, si sombres qu’ils semblent parfois noirs ; ils sont un peu plus clairs, dans des tons bleu roi, lorsqu’une lueur d’intérêt ou d’amusement les anime. Ils reflètent chacune des émotions de D’kar, si bien que celui-ci évite de fixer ses interlocuteurs en face.

Type de peau : neutre. D’kar bronze plutôt bien et sa peau est légèrement cuivrée en été.

Autres détails : A cause de sa petite taille et de la délicatesse de ses traits, D’kar paraît plus jeune qu’il ne l’est. Mince et finement musclé, il est plutôt joli garçon mais son air grave suffit à rebuter les filles qui le rencontrent. Il sourit peu, fronce souvent les sourcils et, lorsqu’il est furieux, serre les dents si fort qu’elles grincent.

Il est gaucher.

Mental


Passions : l’astronomie. D’kar peut passer des heures à observer les étoiles, les lunes et les comètes. Il dévore tous les traités d’astronomie qui lui tombent sous la main et, pendant ses observations nocturnes, s’efforce de dessiner une carte du ciel de Pern, avec autant de précision que possible.

Loisirs : il prend beaucoup de plaisir à s’occuper de sa jument April et de son dragon Knigth, mais considère les soins qui leur sont dévolus comme un devoir et non comme un loisir. Lorsqu’il a du temps libre, il se balade à cheval ou à dos de dragon. Sinon, il lit près de ses deux amis, ou sculpte des morceaux de bois. Comme il est perfectionniste, il juge la plupart de ses sculptures très moyennes, voire même mauvaises, et les jette au feu.

Habitudes : faire des listes tout le temps et pour tout, afin d’être absolument sûr qu’il n’a rien oublié. Se maudire lorsqu’il ne parvient pas à faire tout ce qui est prévu sur lesdites listes. S’imposer une « punition », par exemple la corvée d’un Candidat ou d’un aspirant, quand il n’a pas réussi à atteindre l’un de ses objectifs.

Phobies : aucune particulière. Malgré la tragédie qu’il a vécu, il n’a pas peur de l’eau, et sa plus grande angoisse est certainement de perdre April et Knigth, la seule famille qu’il lui reste.

Caractère général : D’kar est un garçon extrêmement responsable et sérieux, peut-être même trop pour un adolescent de seize révolutions. Il a néanmoins plusieurs excuses. Tout d’abord, la mort de ses parents l’a profondément bouleversé, en lui ôtant en l’espace de quelques heures toute son insouciance et sa gaieté. L’idée que la mort le guette peut-être au prochain tournant ne le quitte plus, mais ne le terrifie pas. Il prend les choses comme elles viennent et s’efforce d’aller de l’avant malgré les difficultés ; il songe à l’avenir mais ne se retourne presque jamais sur son passé.

D’kar est d’autant moins insouciant qu’il est surdoué. Il a l’esprit vif et une mémoire absolument phénoménale. C’est bien simple, il n’oublie jamais rien ! Cette aptitude est à la fois un don extraordinaire et une malédiction. Il ne s’en vante jamais, et accumule les connaissances sans essayer de se mettre en avant à la moindre occasion. Il connaît par cœur un nombre impressionnant de ballades, est bien renseigné sur les dragons et les Fils, et possède de solides connaissances en astronomie ; sans avoir le niveau d’un compagnon guérisseur, il connaît également beaucoup de plantes et de remèdes.

Pourtant, il n’en profite pas pour regarder tout le monde de haut. Il n’est pas très sociable, et préfère la compagnie d’April et celle de Knigth à toutes les autres, mais ne s’enfuit devant personne. Les quelques personnes qui ont réussi à toucher son cœur, et qui ont pris le temps de mieux le connaître, savent que c’est un garçon sensible, qui refoule ses émotions et ses sentiments de son mieux. Il est fier, très dur envers lui-même, et cherche toujours à faire de son mieux.

Histoire


Diplômes : aucun

Etudes : 2 révolutions à l’Atelier des Ebénistes de La Flèche, ainsi que 2 révolutions d’aspiranat au Weyr de Kyr’naël. Pour le reste, D’kar a tout appris sur le tas, ou dans les livres.

Père : Deban, compagnon guérisseur, disparu en mer - il avait 30 révolutions. Deban était un homme de taille moyenne, plutôt maigre, avec de longues mains et des doigts fins et agiles, dignes d’un maître harpiste. D’kar, naturellement, se souvient parfaitement de lui ; il se rappelle notamment de l’éclat de ses yeux gris et de son rire. Deban était un homme joyeux et optimiste, qui comptait bien profiter de la vie et de sa chance. Il passait très souvent sa main droite dans ses cheveux châtains, coupés très courts, et chantait à la moindre occasion l’une ou l’autre des ballades de son répertoire. Il adorait sa famille et son métier ; c’était un guérisseur compétent et un bon père.

Mère : Karissa, compagnonne guérisseur, disparue en mer – elle avait 30 révolutions. Petite, menue, avec une peau plutôt mate, Karissa était une très jolie femme, notamment grâce à ses magnifiques yeux bleu foncé et sa longue crinière noire. Plus discrète que son mari, elle ne se laissait pas pour autant marcher sur les pieds, et étonnait nombre de patients récalcitrants par sa vigueur. Deux lézards de feu, un brun et un bleu, l’escortaient dans tous ses déplacements ; ils lui désignaient, sans jamais se tromper, les femmes prêtes à accoucher d’un moment à l’autre, et transportaient occasionnellement des messages.

Frères et soeurs : aucun, D’kar est fils unique

Autres parents : D’kar sait que sa mère et son père sont issus de familles nombreuses, mais ne connaît aucun de leurs membres car Deban et Karissa se sont mariés contre l’avis de leurs parents, et ont rompu tout lien avec eux.

La vieille éleveuse Jilara a pris soin de D’kar pendant une révolution, mais n’avait aucun lien de parenté avec lui. Elle avait alors 65 printemps ; malgré son âge déjà bien avancé, comme pouvaient le témoigner ses fins cheveux blancs, ses yeux gris délavés et son visage ridé, elle avait encore de la poigne et s’occupait seule de son petit élevage de coureurs. La vieillesse l’a emportée trois révolutions plus tard.


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D'kar
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MessageSujet: Re: D'kar, maître du bleu Knigth   Dim 22 Oct à 18:28

Histoire : Deban et Karissa sont nés et ont fait leurs études à Fort Collins ; mais ce fut au Fort de La Flèche, par une belle soirée de printemps, que Dekar vit le jour. Sa naissance enchanta le jeune couple, même si les deux tourtereaux regrettaient de ne pas pouvoir présenter l’enfant à leurs familles. En effet, tous deux avaient fui Collins pour échapper à leurs parents respectifs, qui comptaient marier Karissa de force à un maître ébéniste, et essayaient par tous les moyens d’éloigner Deban de sa belle. Aussi, Dekar ne rencontra jamais le reste de sa famille, et les seuls visages qui se penchèrent sur son berceau furent ceux de ses parents et de leurs amis.

C’était un enfant calme et curieux de tout, qui ne cessait d’observer ce qui se passait autour de lui, les yeux écarquillés, comme s’il avait peur de laisser échapper un détail. Il apprit à parler bien plus tôt que les autres enfants, et témoigna vite beaucoup d’intérêt pour les livres. Deban se rendit rapidement compte qu’il avait une excellente mémoire, et déclara avec fierté qu’il ferait un excellent harpiste.

A l’âge de six révolutions, Dekar passa des tests à l’Atelier des Harpistes. Il était très en avance par rapport aux garçons de son âge, mais s’arrangea pour rater son examen, afin de ne pas être séparé de sa famille. Il chantait de toute façon horriblement faux, et les harpistes le renvoyèrent chez lui en déclarant qu’il n’avait pas sa place dans leur Atelier.

Dekar resta trois révolutions auprès de ses parents puis, par amour pour les études, accepta l’idée d’être séparé d’eux et intégra l’Atelier des Ebénistes. Il n’était pas exceptionnellement doué mais se débrouillait plutôt bien et travaillait d’arrache-pied pour s’améliorer. Lorsqu’il rentrait chez lui, il dévorait les livres traitant des herbes médicinales, ainsi que la plupart des manuscrits qui encombraient la bibliothèque de Deban. Il lisait vite et retenait sans difficulté des passages entiers, aussi bien des listes de remèdes que des citations de harpiste.

Il avait onze révolutions depuis deux mois lorsque ses parents décidèrent de déménager au Fort de Kyr’naël. Dekar accueillit leur proposition avec enthousiasme et, un mois plus tard, la petite famille embarqua sur un bateau en direction des terres nomades. Le navire transportait plusieurs coureurs de prix destinés à la tribu des Tyraëls, et le jeune garçon passa un long moment dans les cales pour les admirer. Le début du voyage se passa bien, mais alors qu’ils dépassaient l’estuaire de la rivière Taffarel, une violente tempête se leva. Malgré les efforts désespérés du capitaine et de son équipage, le navire fut entraîné vers le grand large. Une bourrasque de vent plus brutale que les autres brisa le mat, tandis que les vagues déchaînées crevaient la coque. Dekar, qui se trouvait sur le pont, fut précipité par-dessus bord et se raccrocha un morceau de la rambarde brisée pour ne pas sombrer. Il était plutôt bon nageur, mais que pouvait-il faire au milieu d’une telle tourmente ? Aveuglé par le sel et l’eau, crachant, suffoquant, il s’agrippa de toutes ses forces à sa bouée improvisée, tandis que le bateau éventré continuait à s’éloigner.

Dekar ne sut pas combien de temps il lutta, mais lorsque la mer se calma enfin, il était seul au milieu de nulle part. Il était transi de froid et trop épuisé pour avoir peur. Pendant un temps qui lui parut infini, il dériva, agrippé à son morceau de bois. Le désespoir l’envahissait peu à peu, et il lui vint bientôt l’idée d’abandonner. Pourquoi ne pas lâcher et se laisser sombrer ? La mer était immense, personne ne viendrait le sauver. Ses parents étaient sûrement morts. Et puis, il était si fatigué... Au moment où il desserrait les doigts, son œil fut attiré par un mouvement à la surface des flots. Quelque chose de noir s’avançait vers lui. Etait-ce un débris du navire ? Stupéfait par cette apparition, Dekar cligna des yeux. Il ne savait pas ce que c’était, mais ça avançait à bonne allure. Et ça laissa bientôt échapper un hennissement flûté.

Un coureur. Une jument de deux ou trois révolutions. Noire comme l’ébène, les crins blanchis par l’écume et le sel. Qui nageait vaillamment à sa rencontre. Sans prendre le temps de réfléchir, Dekar lâcha son morceau de bois et rassembla ses dernières forces pour rejoindre la bête. Epuisé, il passa ses bras autour du cou de la jument et se laissa tirer. Le garçon était petit et léger, si bien qu’il ne ralentissait pas trop la nageuse. Les oreilles pointées en avant, l’œil fixé sur l’horizon, la jument semblait savoir où elle allait.

Effectivement, elle réussit à les ramener sain et sauf près des côtes. Mort de fatigue, D’kar perdit connaissance dès que le coureur l’eut déposé sur la plage.

Il se réveilla dans un lit. Une vieille dame était penchée au-dessus de lui et lui tendait un verre d’eau fraîche. Elle se présenta comme étant Jilara, et lui raconta brièvement comment elle l’avait trouvé et ramené chez elle. La seule réponse du jeune garçon fut une question, ou plutôt un simple nom. « April ? » demanda-t-il d’une voix brisée. Il avait surnommé ainsi sa sauveuse sabotée. Jilara le comprit immédiatement et le rassura : April était au chaud dans ses écuries et se remettait doucement de son épopée.

Plus tard, lorsque Dekar fut complètement reposé, Jilara tenta d’avoir de plus amples informations sur lui, mais le jeune garçon refusait obstinément de desserrer les dents. Ses seuls mots furent un « merci » sincère et son prénom. Il répondit à quelques questions de l’éleveuse, mais seulement celles qu’il pouvait satisfaire par un signe de tête. Jilara n’insista pas. Elle alla se renseigner au Fort de Kyr’naël quelques jours plus tard, et apprit ainsi toute l’histoire du jeune garçon. Comme il semblait ne plus avoir de famille, elle décida de le prendre sous son aile.

Dekar reprit très progressivement goût à la vie, ainsi que l’usage de la parole. April et lui étaient très complices et ne se quittaient pratiquement jamais. Ils se comprenaient parfaitement, comme s’ils se connaissaient depuis toujours. Le jeune garçon n’avait pas besoin de rênes pour diriger la jument ; à pied, il n’avait qu’à lui faire signe. A cheval, une indication vocale, une pression du mollet ou une tape légère de la main guidait la jeune bête. April se pliait toujours en quatre pour le satisfaire.

Une révolution après la tragédie, des membres du clan des Tyraëls vinrent acheter quelques coureurs à Jilara. L’un des hommes poussa un cri de stupeur lorsqu’il vit April et se précipita pour l’examiner... avant de déclarer avec assurance qu’elle était à lui ! En une révolution, la jument s’était étoffée, certes, mais sa tête délicate n’avait pas changé d’un iota et son coup de lance, à la base de l’encolure, ne trompait pas. Il l’avait payée une fortune et basait de grands espoirs sur elle. En un mot comme en cent, il voulait la récupérer. A la fois furieux et terrifié, Dekar ne trouva rien à répliquer et serra de toutes ses forces l’encolure de la jument dans ses bras, comme pour défier l’homme d’arracher la bête à son étreinte. Jilara s’interposa : April avait sauvé la vie de Dekar, les nomades ne pouvaient pas séparer les deux complices comme ça ! L’air désespéré de Dekar, l’indignation de Jilara, les prières, les menaces, rien n’y fit : l’homme voulait sa jument, elle n’était à vendre à aucun prix et il la ramenait chez lui. Point final.

Jilara eut les plus grandes peines du monde à retenir Dekar quand les nomades emmenèrent April. Celle-ci, qui ne comprenait rien à la situation, ne cessait de hennir, comme si elle appelait son ami à l’aide. Le jeune garçon finit par s’arracher à l’étreinte de Jilara et alla s’enfermer dans le box de sa jument, les mains plaquées sur les oreilles pour ne plus l’entendre. La vieille éleveuse le rejoignit un instant plus tard et lui proposa doucement de rentrer. Pour toute réponse, le jeune garçon secoua furieusement la tête et Jilara le laissa seul.

Dekar attendit plusieurs heures puis, en plein milieu de la nuit, sella le coureur le plus rapide de l’écurie et alla récupérer April au camp provisoire des Tyraëls. Il laissa le coureur de Jilara en guise de dédommagement, puis s’enfuit avec son amie. Il gagna le Fort de Kyr’naël, où les nomades le rattrapèrent et récupérèrent April avec l’aide de quelques gardes. Tôt ou tard, Dekar aurait certainement fait une nouvelle tentative pour retrouver sa jument, mais ce fut inutile. En effet, April se vola toute seule. Comprenez par là qu’elle rejoignit son ami au Fort quelques heures après le départ des nomades, sans aucune escorte et visiblement très fière d’elle. Dekar ne se posa pas de questions et remonta sur son dos pour s’enfuir loin du camp des Tyraëls.

Il chevaucha des heures durant, et arriva aux portes du Weyr de Kyr’naël peu après l’aube. Un puissant bourdonnement faisait vibrer les falaises et, intrigué, il fit entrer April dans le domaine des dragons. Voyant un brun voler en direction de l’Aire d’Eclosion, il comprit qu’il arrivait à temps pour assister à un heureux événement et mit pied à terre. Même si le chant des dragons était impressionnant, April le suivit ; elle en avait vu d’autres et refusait d’être de nouveau abandonnée par son ami. Ainsi, ce fut côte à côte que la jument et l’adolescent pénétrèrent dans l’arène. Plusieurs œufs s’étaient déjà fendus, et Dekar, craignant de perturber la cérémonie, marqua une hésitation avant de s’avancer en direction des gradins. April piaffa nerveusement et recula. Dekar fit immédiatement demi-tour pour la rassurer et l’encourager à s’éloigner de l’entrée, juste au moment où un œuf situé à la périphérie de la couvée éclatait. Il libéra un bleu presque aussi grand qu’un brun, avec de longues ailes et un cou gracile. L’animal vit Dekar passer à proximité et couina ; surpris, l’adolescent tourna vivement la tête et croisa le regard opalescent du dragonnet. Il fut immédiatement submergé par la joie, et comprit que plus jamais il ne serait seul, même si April, par malheur, venait à disparaître. Sanglotant, il se jeta au cou de Knigth tandis que sa jument, alarmée, le rejoignait pour toucher son épaule du bout du nez.

Globalement, D’kar s’ennuya pendant son aspiranat. Il comprenait tout très vite et seule la crainte de faire du mal à Knigth le dissuadait de brûler les étapes. Il apprit par cœur la liste de tous les habitants du Weyr, aida efficacement les aspirants bronzes et bruns lorsqu’ils eurent des leçons complémentaires, et devint l’assistant du soigneur de dragons à mi-temps. Dès que Knigth sût passer par l’Interstice, D’kar se rendit à l’élevage de Jilara pour s’excuser de son départ précipité. Les retrouvailles furent très émouvantes, et l’éleveuse déclara qu’elle était très fière de lui. D’kar fut puni à son retour, mais cela ne l’empêcha pas de récidiver. Malheureusement, la seconde fois, il fut accueilli à l’élevage par une jeune femme en pleurs, qui lui apprit que Jilara avait rendu son dernier soupir la veille.

D’kar ne quitta plus jamais le Weyr sans autorisation. Il obtint ses nœuds de chevalier sans difficulté, mais ne fut intégré à aucune Escadrille vu qu’il n’avait pas atteint l’âge limite. Etant débarrassé de ses corvées d’Aspirant, il passa davantage de temps avec April et Knigth, ainsi qu’avec une aspirante verte de sa promotion, Adela, maîtresse de Lenath. La jeune fille et lui se ressemblaient beaucoup. Comme lui, Adela était orpheline, consciencieuse et parlait peu. Les deux adolescents passaient parfois une ou deux heures assis côte à côte sans échanger un seul mot. Ils regardaient ensemble les étoiles, leurs dragons, les activités du Weyr. Ce fut sans surprise que Knigth remporta le premier vol de Lenath ; il était plutôt malin pour un bleu, bien entraîné et connaissait parfaitement la verte. Mais étrangement, cela ne changea rien à l’étrange relation d’Adela et de D’kar : le vol ne les rapprocha pas, et sa victoire ne dissuada pas Knigth de tenter sa chance lors d’autres envolées de vertes.

Adela tomba malade pendant l’épidémie et mourut très vite. D’kar resta près d’elle jusqu’au bout mais ne pleura pas sa mort, ce qui choqua beaucoup son entourage. L’adolescent ne parlait jamais de son passé, et ceux qui le jugeaient ne pouvaient pas savoir tout ce qu’il avait enduré. Il n’avait plus de larmes. Son cœur était blindé. Pour tenir bon, il ne connaissait qu’une solution : classer ses malheurs le plus vite possible et se tourner vers autre chose. Il lui était impossible d’oublier, mais il ne passait pas ses journées à hurler de douleur et à ruminer sa malchance.

Comme après la mort de ses parents, il s’enferma dans un mutisme obstiné. C’était sa façon à lui de pleurer la mort d’Adela, d’honorer sa mémoire, de lui prouver qu’il pensait encore à elle, presque malgré lui. Il ne reprit la parole qu’à la fin de l’épidémie, une courte période avant le vol nuptial de Zaëlth.

Il est à présent intégré à une Escadrille, et est prêt à donner le meilleur de lui-même, comme toujours.


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D'kar
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MessageSujet: Re: D'kar, maître du bleu Knigth   Dim 22 Oct à 18:49

§ April §


Race : coureur

Prénom : April

Couleur : noir corbeau, sans un seul poil blanc sur le corps. Ses sabots, petits et durs, sont également de couleur sombre.

Allure générale : C’est une petite jument, puisqu’elle toise à peine un mètre cinquante-cinq au garrot. Elle est élégante et racée, avec des jambes de gazelle, une encolure gracieuse et une très jolie tête. Son front est large et noble, ses yeux bien espacés et expressifs, ses naseaux largement ouverts, et son bout du nez aussi doux que de la soie. Son chanfrein est légèrement concave. Au fond, elle n’a que deux défauts physiques : des oreilles un peu longues et une légère dépression à la base de l’encolure, qualifiée de « coup de lance » et qui désigne, selon certaines rumeurs, les bons sauteurs. La petite jument noire confirme cette règle puisqu’elle aussi agile qu’un cabri.

Age : 8 révolutions

Caractère : Elle est l’image même de la fidélité. Elle adore D’kar et ne le quitte pas d’une semelle. Très courageuse, surtout pour un coureur, elle a appris à ne pas redouter Knigth et vient parfois brouter jusque sous son nez. Elle connaît son maître par cœur et fait toujours son possible pour le contenter. Très câline, elle est toujours avide de caresses et de marques d’affection. C’est une jument vive et enjouée, qui ne peut être montée que par D’kar car tous deux possèdent leurs propres codes, incompréhensibles pour d’autres cavaliers. Elle n’est pas très rapide, mais extrêmement endurante, se meut avec grâce et saute très bien.

Moyen d'acquisition : C'est une longue histoire... Pour faire court, disons qu’April ne peut pas se passer de D’kar, et que D’kar ne peut pas se passer d’April. Ils se sont choisis mutuellement, même si le propriétaire légitime de la jument ne voit certainement pas les choses de cet œil.


§ Knigth §


Race : dragon

Prénom : Knigth

Couleur : bleu roi. Une rayure de couleur ciel barre ses épaules en passant par le garrot, entre deux crêtes de cou. Une seconde marque claire, cette fois en forme de V, avec la pointe orientée vers les naseaux, se dessine également sur son museau.

Allure générale : Knigth est un bleu de belle taille, avec des ailes majestueuses et un arrière-train musclé. Il perd en agilité ce qu’il gagne en endurance, et son vol est rapide et efficace.

Age : 4 révolutions

Caractère : Knigth est un dragon calme et sérieux, comme son maître. Il est très respectueux, mais a tout de même sa fierté et n’hésite pas une seconde à défier les bronze et les bruns pendant les vols nuptiaux de vertes. C’est un dragon qui aime la compétition ; comme D’kar, il s’investit à fond et fait preuve d’une grande ténacité. Il n’est pas particulièrement intelligent, mais plutôt astucieux, et sait tirer un maximum d’avantages de ses grandes ailes. Il n’est pas très bavard, mais aime bien glisser de temps à autre un compliment aux vertes qu’il aime bien. Il est très protecteur envers D'kar.

Origines : issu de la dorée Yrath et du bronze Kalyoth, au Weyr de Kyr’naël
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R'bach
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MessageSujet: Re: D'kar, maître du bleu Knigth   Mar 31 Oct à 10:54

Je me permets de faire le boulot de l'admin.

J'adore ta fiche donc je dirai : FICHE ACCEPTEE

_________________
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