le Weyr des nomades de l'ouest
 
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 Torpeur vespérale

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Saraelle
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MessageSujet: Torpeur vespérale   Ven 30 Juin à 18:06

Saraelle était dans sa chambre, assise devant sa coiffeuse, vêtue seulement d’une fine chemise de nuit blanche. La fenêtre grande ouverte laissait passer une douce brise qui faisait voler les rideaux de soie. Le soleil couchant rougeoyait derrière l’horizon. Rukbat illuminait le monde de Pern de ses derniers rayons de sang, les étoiles commençaient déjà à scintiller au dessus du Fort où la Dame vivait depuis de nombreuses révolutions à présent.
C’était le soir, un de ces innombrables soirs, semblables à tous ceux d’avant, semblables à ceux d’après. La Dame enleva avec des gestes lents les nombreuses perles qui ornaient sa chevelures, puis laissa flotter ses mèches de nacre librement sur ses épaules. Elle s’observa un moment dans son miroir, sans expression, les yeux fixes. Elle avait l’esprit vide.
Son visage semblait plus pâle encore que d’accoutumée. La Dame, seule face à son image, se sentit mélancolique. Elle ressemblait à un spectre perdu au milieu des vivants. Que faisait-elle, ici ? Quel était son but, déjà ? Quel qu’il soit, il était si insignifiant… il avait si peu d’importance… Elle se sentait si fatiguée. A quoi bon se battre pour des chimères ? Elle était bien trop fatiguée pour continuer, maintenant.
Elle se retourna lentement sur sa chaise, se leva, s’approcha de la fenêtre. Ses cheveux blonds voletaient doucement autour de son visage blanc. Elle parcourut de ses yeux de jade l’immensité qui s’offrait à elle, au-delà du village du Fort. Comme elle aurait voulu… partir… s’envoler très loin d’ici… quelque part où elle ne serait plus transparente… où sa vie prendrait un sens… Apprendre le sens de mots nouveaux. Liberté. Franchise. Aimer.
Elle savait ce qu’elle voulait, tout au fond d’elle, derrière son hypocrisie, sa cruauté, sa désinvolture, sa rouerie.
Sortir du Fort… sortir de sa prison. Voir d’autres personnes, différentes. Plus de courtisans, plus de château. Plus de mariage. Plus d’enfants. Plus d’attache.
Etre libre. Comme ce devait être enivrant…N’avoir d’autre loi que la sienne, d’autre frontière que celle de l’horizon.
D’ici, elle voyait des enfants s’amuser sur la place du village. Dieu, qu’elle les enviait. Elle les enviait comme elle enviait cet oiseau, là-bas, cette tisserande, deux rues plus loin, cet arbre, au milieu de la cour du Fort. Elle les enviait tous.
La Dame se sentait si lasse. Elle ferma la fenêtre, regarda autour d’elle, l’œil hagard, les cheveux défaits. Elle avait peur soudain de l’ennui qui la rongeait de l’intérieur.
Saraelle se laissa lentement glisser à terre, sur un tapis épais aux longs poils soyeux, au milieu de la pièce. Elle n’avait même plus la force d’aller jusqu’à son lit. Elle s’allongea, fixa le plafond de pierre en tournicotant une mèche de ses cheveux. Elle ne pensait à rien. Elle ne se souciait plus de ce que l’on penserait d’elle en la voyant ainsi. C’était sans importance… Plus rien n’était important.
Elle n'était plus la Dame du Fort, épouse du Seigneur régnant, fille de seigneur et mère de l'Héritier du Fort principal. Dans la chambre, il n'y avait plus que Saraelle. Seule, et apeurée...
Alors, elle ferma les yeux, et plongea dans un demi-sommeil qui la sauva de son destin inéluctable dans le monde réel...
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Kajila
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MessageSujet: Re: Torpeur vespérale   Sam 1 Juil à 6:51

Kajila entra dans la piece. Elle etait allé chercher une robe chez le maitre tisseur du fort vu que depuis que le Seigneur Falkir avait surprit Dame Saraelle s'amuser avec un compagnon venu livrer une commande, il fallait aller les chercher soit-même.

Les cheveux en bataille en cette fin de journée, le teint rosi par sa chevauchée, sa livrée propre mais pleine de la poussiere des chemins et les yeux brillant de fierté et de liberté, la jeune fille entra dans la piece.

Sa maitresse etait inhabituellement detendue et silencieuse. Tout d'abord, la jeune fille ne remarqua rien, occupée qu'elle etait a lisser le tissu sur le lit pour le presenter a son employeur, sachant bien que , de toute facon, il y avait neuf chances sur dix pour qu'il y ai un defaut caché.

Puis elle la vit, presque inconsciente sur le tapis au milieu de la piece. Elle failli paniquer et s'agenouilla a coté d'elle lui prenant la main.

Dame Saraelle ? Dois-je appeler un guérrisseur ? Votre epoux ? Quelqu'un ? Vous voulez boire quelque chose ? Je peux vous aider ?

Elle la lacha, passant un bras sous les genous de sa maitresse, un autre sous son dos, expira un bon coup et se leva avec une inspiration, la portant contre elle.
Elle tituba plus que marcha sur le lit et y posa doucement sa maitresse. On sentait que ses gestes n'etaient pas dictés par son emploi mais simplement par la compassion que lui inspirait cette dame qui, en ce jour, n'etait pas plus favorisée que la plus pauvre de ses tenancieres.
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Saraelle
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MessageSujet: Re: Torpeur vespérale   Dim 9 Juil à 17:59

Saraelle était perdue dans une demi-inconscience, dans un sommeil pas vraiment naturel. Elle n’entendit pas Kajila entrer dans la chambre, elle n’entendit pas ses questions inquiètes. Les yeux mi-clos, elle était dans un autre monde, bien loin de celui-ci. Ce qui l’entourait lui paraissait flou, les sons lui parvenaient comme étouffés. Elle aurait voulu bouger, mais n’en avait pas la force ; en fait elle n’avait même plus assez de volonté pour dominer sa faiblesse. Cet état de non consience était bien trop agréable! Elle se laissait doucement engloutir dans cet engourdissement qui la libérait de toute sensation, de tout sentiment. Comme c’était plaisant de ne plus penser ! Ne plus réfléchir. Juste flotter, ailleurs, toute seule face à l'immensité, face à soi-même. Seulement exister.
Puis la sensation de plénitude disparut. La Dame eut peur soudain. Elle tombait à présent, elle tombait dans un gouffre noir sans fond, où elle ne distinguait pas les contours de son propre corps. Qu’est-ce qu’elle faisait ici ? Plus de lumières, plus de couleur, juste ce noir, ces ténèbres. Plus de sentiments, sinon cette frayeur croissante et dévorante. Est-ce qu’elle existait toujours ?
La jeune femme remua faiblement. Elle sentait qu’on la portait, elle vivait donc encore. Ses paupières papillonnaient furieusement tandis qu’elle s’efforçait de s’arracher à sa torpeur. Elle était tellement fatiguée, pourquoi ne la laissait-on pas se reposer ? Elle voulait juste dormir… juste… partir…
Saraelle rouvrit brusquement les yeux, le cœur battant à tout rompre. Elle se redressa en haletant, regarda autour d’elle, effarée. Mon Dieu, un instant, elle avait cru… elle avait cru qu’elle…
Ses pensées s’entremêlaient en désordre dans sa tête. Elle porta les mains à son visage, tâchant de les coordonner. Son cœur battait si fort qu’elle en avait mal. Ses tempes pulsaient au même rythme effréné, son front était couvert d’un léger voile de sueur.
Regardant enfin autour d’elle, la Dame reconnut les contours rassurants de sa chambre, le visage familier de sa jeune servante. Mais cela ne la calma pas.

Je… tout noir… plus jamais… moi… pourquoi ?...

Ses mots étaient saccadés par sa respiration encore affolée, elle parvint qu’à bredouiller des idées sans suite, encore sous le choc. Elle ne comprenait pas ce qui venait de lui arriver, tout ce qu’elle savait, c’était que jamais elle n’avait ressenti une telle peur…
La Dame regarda alors ses mains. Mais… pourquoi étaient-elles mouillées ? Hésitante, elle toucha ses joues du bout des doigts, et mit un moment à comprendre ce qui se passait : elle pleurait. Deux vraies larmes roulaient sur ses joues blanches.
C’était la première fois depuis bien longtemps que des larmes nées d’un sentiment véritable humidifiaient son visage.
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Kajila
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MessageSujet: Re: Torpeur vespérale   Mer 2 Aoû à 6:14

Kajila décida de prendre le silence de sa maitresse pour un oui, de toute facon ce n'etait pas la premiere fois qu'elle décidait par elle-même. La jeune fille avait du mal a comprendre qu'elle etait au service de quelqu'un. Elle s'eloigna donc du lit un moment, et pria quelqu'un d'aller chercher le seigneur ET un guerrisseur pour la dame. Puis, en attendant, elle alla remplir une bassine d'eau, et trempa un fin mouchoir de tissu dedans avant d'eponger presque tendrement la figure de la jeune femme.

Toujours pleine de force et de joie, la jeune fille avait beaucoup de mal a comprendre la souffrance des malades et faisait toujours de son mieux pour les soulager. C'etait, au clan, les rares fois qu'elle s'occupait de quelqu'un.

Elle entendit alors les paroles de la dame.

Tout noir ? Mais il ne fait pas encore nuit et les lumieres sont allumées...

Kajila sourit alors doucement à sa maitresse. Pour une fois qu'elle paraissait humaine celle-la...

Vous vous êtes evanouie, Ma Dame. Le guerrisseur ne va pas tarder, et votre epoux a ete prévenu. Vous devriez vous détendre et fermer vos yeux.

Toujours epongeant le front de sa dame, l'adolescente effacait les larmes sans se rendre compte de la rareté de la chose. Pour elle, les larmes etaient quelque chose à oublier tres vite...
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Saraelle
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MessageSujet: Re: Torpeur vespérale   Jeu 24 Aoû à 22:44

Les deux mains sur son visage, la respiration toujours haletante, la Dame reprenait doucement ses esprits. La voix de Kajila la sortait, lentement mais sûrement, de l’état de panique qu’elle ressentait.
Tout allait bien. Elle était dans sa chambre, c’était le soir, elle n’avait rien. Tout allait bien. Sa servante était là. Elle lui parlait, elle s’inquiétait. Saraelle existait. Elle était Dame du Fort. Tout allait bien. Tout allait bien…
La femme respira une ou deux fois profondément, puis rouvrit les yeux tout doucement, presque craintivement. Kajila l’observait de ses grands yeux sombres et lui parlait d’une voix apaisante. Saraelle entendait, mais ne comprenait pas .Elle resta sans réaction pendant un moment, complètement amorphe, incapable d’analyser ses sensations. Mais qu’est-ce qu’il lui était arrivé ?…
La fraîcheur sur son front lui fit du bien. Elle obéit docilement à Kajila, ferma les yeux. Sa respiration se calma progressivement. La Dame releva la tête, puis comprit seulement alors ce que venait de dire sa servante.

Evanouie ? Comme si, moi, Dame du Fort, je m’évanouissais ! Et cessez donc de me…

Elle allait continuer, puis referma la bouche. Saraelle sourit intérieurement, toutes ses capacités retrouvées. Elle venait d’avoir une idée merveilleusement diabolique…
La Dame se recoucha, soupira comme si elle était épuisée, puis agrippa la main de la jeune fille qui allait partir chercher le guérisseur.

Oh, ne me laissez pas seule, je vous en prie… je ne me sens pas très bien.

Serrant fort la petite main de sa servante dans la sienne, un peu dégoûtée de ce contact dans le fond bien qu'elle n'en montre rien, elle parla dans un murmure étranglé.

Vous savez…Cela fait plusieurs jours que j’ai ces… évanouissements… je ne voulais pas en parler, surtout pas à mon mari, il a déjà tant à faire ! Il travaille beaucoup, je ne veux pas l’ennuyer avec des futilités. Ne lui en dites rien, je vous en supplie !

De nouvelles larmes étaient venues embuer son regard de cristal, complètement fausses celles-ci. Saraelle était particulièrement fière de son invention, et songeait déjà à tout ce qu’elle pourrait en tirer. Cela promettait d’être amusant !

Cela va passer. C’est comme chaque fois… il suffit d’attendre…
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Kajila
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MessageSujet: Re: Torpeur vespérale   Jeu 7 Sep à 20:59

Mouais...elle n'etait pas restée humaine tres longtemps non plus. On ne lui demandait pas son avis mais Kajila aurait préféré que sa hum...maitresse, reste dans son etat de panique Mà au moins elle ne pensait pas à manipuler les gens. Non mais qui allait croire à ses larmes alors qu'elle venait de se faire engueuler pour avoir osé dire la vérité ? Entre elle et D'jail, la nomade commencait vraiment à se demander si la gentillesse était une exception chezle sédentaires. Etait-ce cela que son oncle voulait qu'elle apprenne ici ? Elle l'ignorait. En tout cas elle n'aimait pas du tout être la, obéir a des ordres stupides, dormir loin du ciel dans des maisons de pierre et ne pas pouvoir aller et venir comme elle le désirait !

Saraelle avait fini de parler, c'était donc à elle de répondre. Elle retira sa main de celle de la Dame et lui répondit vec une ironie qu'elle ne savait dissimuler :

Je me suis engagée au service du fort, Ma Dame. Et mon devoir m'ordonne de prévenir votre époux et seigneur ainsi qu'un guerrisseur. Votre santé est trop précieuse pour être ainsi gaspillée.

Elle fit une esquisse de revérance puis prit un tabouret et s'assit à coté de sa dame.

Franchement, et avec votre permission, je ne vous comprends pas Ma Dame. Cela vous amuse-t-il tellement de mentir que ce soit la premiere chose qui vous vienne en tête alors que vous avez failli mourir ? Vous avez vraiment envie de mourir dans un mensonge ?
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MessageSujet: Re: Torpeur vespérale   Ven 3 Nov à 14:02

Saraelle fut outrée, indignée, révoltée des paroles de Kajila. Comment osait-elle… de quel droit… personne, jamais !… lui parler ainsi… Mais pour qui se prenait-elle ?…
Comme une gamine vexée d’avoir été découverte, Saraelle bouillait de colère, et était à moitié étouffée dans l’effort qu’elle faisait pour que cela ne se voie pas. Des mots de fureur guère aimables coincés dans la gorge, elle parvenait à peine à respirer. Ses joues si pâles se colorèrent, sa respiration s’accéléra de nouveau, et la Dame baissa les yeux afin que nul n’y voit les éclairs de rage qui les zébraient.
C’était que cette gamine se moquait d’elle, en plus ! La jeune femme porta une main à son cœur pour en calmer le battement affolé et tenter de reprendre son sang froid. Quand enfin elle y fut parvenue, ou presque, elle réfléchit à l’attitude qu’elle allait adopter.
La colère violente qui la secouait, plus l’effort qu’elle déployait pour se calmer l’avaient tout de même fortement éprouvée. Elle ne voulait pas l’admettre, mais à ce moment là, sa faiblesse n’était qu’à moitié feinte. Elle se recoucha, et son front blanc se couvrit d’un fin voile de sueur tandis qu’elle fermait les yeux.

Je ne mens pas, Kajila.

La phrase était prononcée d’une voix lasse, fatiguée, qui lui fit peur. Parce que c’était vrai, et que cela ne lui ressemblait pas.
La Dame avait honte que sa servante la voie dans un tel état de faiblesse. Enfin, cela ne la dérangeait pas que les gens la croie faible si c’était ce qu’elle avait décidé, mais elle détestait qu’on voie ce qu’elle ressentait réellement. Ses sentiments étaient à elle, et à elle seule ! Personne n’avait le droit de les voir, ou d’essayer de les comprendre ! Personne ne pouvait la comprendre, personne… et surtout pas cette minable servante !
Une migraine tenace vint vriller les tympans de la Dame qui serra le plus fort qu’elle pouvait ses paupières, dans l’espoir insensé qu’elle irait mieux après. Dans un sursaut d’indignation, elle répliqua désespérément:

Je vous interdis de me parler sur ce ton, vous m’entendez? Je suis Dame du Fort, vous n’êtes qu’une servante, une moins que rien ! Vous n’avez pas le droit de …

La Dame se sentait réellement mal à présent, et fut coupée dans sa phrase par ce qui lui fit littéralement l’effet d’un poignard planté dans sa tête. De violentes nausées lui tordaient l’estomac, sa migraine ne faisait qu’empirer. Elle tenta de se lever, n’y parvint pas, et dans sa fureur, se mordit fiévreusement les lèvres. Mais qu’est-ce qu’il lui arrivait ?
Puis elle comprit, et en dépit de sa souffrance un grand sourire naquit sur ses lèvres, et s’étira comme une ombre. Elle reconnaissait bien ces symptômes…

Tout compte fait, vous avez raison. Appelez un guérisseur, et demandez à mon mari de venir me rejoindre, je vous prie.

Le ton était calme, maîtrisé, peut être un peu essoufflé par la douleur. Plus aucune trace de rancœur ou de colère. Kajila paierait pour son affront, évidemment, mais cela attendrait. Une idée autrement plus amusante venait de l’effleurer, et la colère avait laissé place à de savants calculs dans son esprit.

J’ai une grande nouvelle à lui annoncer…

Son sourire de crocodile toujours collé aux lèvres, elle se rallongea confortablement en caressant doucement son ventre.
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